Vendredi 15 mai 2009 5 15 /05 /Mai /2009 00:02
Il ne réagit pas tout de suite. Je sentis que son cerveau découvrait une autre façon de voir les choses, après des mois de sens unique dans le ressentiment qu’il me vouait. Une déception paradoxale le traversa : je n’étais pas le salaud intégral qu’il s’était imaginé. Cela compliquait la situation.

- Et la deuxième fois ? Quand tu l’as cru morte ?

            Sa voix n’était plus qu’un murmure : ses convictions étaient ébranlées. Il n’arrivait pas à verbaliser les nombreuses interrogations qui embrouillaient son esprit. Je compris le sens principal de sa curiosité liée à la transformation de Bella et lui répondis à voix haute.

- Oui. C’est sans doute ce que tu éprouveras. Vu la façon dont tu nous perçois, tu n’arriveras sûrement plus à l’envisager comme Bella. Pourtant, ce sera bien elle.

- ce n’est pas ce que je t’ai demandé.

            Je faillis lui répondre sur le même ton qu’aux dernières nouvelles, je n’étais pas un décodeur spécialisé dans les fréquences lycanthropes mais il souffrait assez comme ça.

- Je ne peux pas te l’expliquer, répondis-je calmement. Les mots n’y suffisent pas.

- Tu l’as abandonnée parce que tu refusais de la transformer en buveuse de sang, pourtant. Tu souhaites qu’elle reste humaine.

- A l’instant où j’ai compris que je l’aimais, j’ai aussi compris que nous n’avions que quatre solutions. La première, la meilleure pour Bella, aurait été qu’elle ne s’éprenne pas autant de moi, qu’elle m’oublie et passe à autre chose. Je l’aurais accepté même si ça n’aurait rien changé à mes sentiments. Tu me considères comme un rocher vivant, dur, froid. C’est vrai. Nous sommes ainsi et il est très rare que nous expérimentions un réel changement. Lorsque ça se produit, cependant, comme le jour où Bella est entrée dans ma vie, c’est pour l’éternité. Impossible de faire machine arrière…         

            Jacob écoutait attentivement, détournant un peu son attention du visage endormi de Bella. Ma voix devait refléter la force des sentiments qui m’animaient quand j’évoquais mon amour naissant pour une humaine, pour un être qui ne m’était pas destiné. Ses pensées ne montraient aucune animosité particulière.

- La deuxième option, repris-je, celle que j’ai d’abord privilégiée, était de rester à son côté pendant son existence humaine. Ce n’était pas une bonne solution pour elle car elle aurait gâché sa vie avec un inhumain. Pourtant, c’était l’alternative la plus facile pour moi, sachant que, quand elle mourait, je me débrouillerais pour mourir aussi. Soixante, soixante-dix ans, cela m’aurait semblé un laps de temps extrêmement court… Malheureusement, vivre aussi près de mon univers s’est révélé dangereux pour elle. Le pire est arrivé systématiquement. J’ai été terrifié à l’idée que ces soixante années risquaient d’être encore écourtées.

            Tout défilait dans ma mémoire mais Jacob ne pouvait revivre avec moi la désastreuse soirée d’anniversaire de Bella, le regard fou de Jasper et mon désir de sang dompté au prix d’efforts indicibles. Il ne pouvait pas imaginer non plus l’antre des Volturi et l’horreur absolue qui s’y jouait. Cependant, son esprit était assez imprégné de fantasmagories de toutes sortes pour ne pas mettre en doute mes dires. Il songea rapidement à un couple insolite : une vieille dame au bras d’un archange à la peau blanche et aux cheveux roux, mais balaya aussi vite cette idée. Il attendit la suite de mes théories.

- Alors, J’ai opté pour la troisième solution. En espérant l’obliger à choisir la première, j’ai choisi de m’éclipser. Cela n’a pas fonctionné, et j’ai failli nous pousser à la mort tous les deux. C’a a été la pire erreur de ma longue, très longue existence.  Que me restait-il, sinon la dernière alternative ? C’est ce qu’elle veut, du moins elle en est persuadée. J’ai tenté de retarder l’échéance, de lui donner le temps de se raviser. Mais elle est terriblement têtue comme tu le sais. Avec un peu de chance, je parviendrai à gagner quelques mois. Elle est horrifiée par la perspective de vieillir, et son anniversaire est en septembre.

            Mon long monologue avait délivré tant d’informations que je laissai à Jacob un temps de réflexion. Pourtant, j’avais gardé pour moi le secret plus précieux : elle avait accepté de m’épouser aux yeux de tous malgré ce que lui coûtait cet engagement.  C’était la dernière carte et la seule qui vaille désormais, pour le meilleur et pour le pire.

- L’option numéro un me plait bien, marmonna Jacob, définitivement en retard sur la réalité en cours.

            Il n’avait pas fait le deuil de sa Bella, celle dont il rêvait jour et nuit, qui m’oublierait vite et lui donnerait toute une meute de gamins ébouriffés.

            Pourtant, elle n’existait plus, si peu qu’elle ait jamais existé. Avec une petite dose de machiavélisme, je me tus, ne cherchant pas à le détromper.

- Aussi détestable qu’il me soit de le reconnaître, reprit-il en pesant ses mots, je suis forcé d’admettre que tu l’aimes. A ta façon. C’est un fait que je ne discuterai plus. Cela étant, je ne pense pas que tu devrais renoncer à la première solution. Pas encore. Je suis même sûre qu’elle finira par l’accepter.            Je ressentais un plaisir presque sadique à écouter Jacob et ses espérances. Rêve, mon ami, c’est tout ce qu’il te reste.

- Si elle n’avait pas sauté de cette falaise en mars… si tu avais attendu encore six mois avant de vérifier comment elle allait… tu l’aurais retrouvée raisonnablement heureuse. J’avais un plan.     

- Peut-être. C’était un bon plan, m’entendis-je répondre, tout occupé à scruter les pensées désordonnées de son cerveau.

            Il avait baissé sa garde et jouait le tout pour le tout mais c’est moi qui avais en main le meilleur atout.

- Oui, soupira-t-il à regret. Sauf que…

            Sauf que ce plan avait échoué : Bella elle-même l’avait déjoué inconsciemment mais Jacob m’en faisait porter l’entière responsabilité. Il déversa alors un flot de paroles précipitées, cherchant à verbaliser ses espoirs et à me convaincre du bien fondé de ses manigances :

- Donne-moi un an. Je crois vraiment que j’arriverai à la rendre heureuse. Elle est entêtée, je suis bien placé pour le savoir, mais elle peut guérir de toi. Elle a déjà failli le faire.

            Guérir de moi ? J’avais donc obtenu une promotion ! De buveur de sang, j’étais devenu une sorte de virus mortifère qui avait emprisonné le jugement de Bella, l’affaiblissant pour mieux profiter d’elle. Elle n’était qu’une victime qu’un preux chevalier viendrait sauver du dragon sanguinaire. Bizarre quand même ce chevalier couvert de poils !

- Alors elle resterait humaine, continuait-il en plein dans son rêve, avec Charlie, Renée. Elle vieillirait, aurait des enfants… serait elle-même.

            Il avait hésité sur cette dernière phrase mais l’avait prononcée malgré tout. C’était la preuve d’un égocentrisme que je n’avais pas soupçonné chez lui : ainsi Bella serait elle-même en gravitant autour de lui, dans une existence banale et orchestrée. Il n’imaginait pas un instant que sa nature libertaire la poussait au contraire vers autre chose. Et que j’étais impuissant contre cela.

            Mais il avait aussi évoqué des enfants : bien que mon esprit ait accompli un long chemin pour accepter la fatale transformation de Bella (tout y conduisait irrémédiablement depuis son arrivée à Forks : je n’avais que retardé l’échéance), je ne me résignais pas à cette conséquence. Un vampire ne procréait pas. Bella ne porterait aucun enfant et notre amour resterait éternellement stérile. Si j’avais accepté cette idée depuis longtemps, je craignais que Bella regrette ce lourd sacrifice qui tourmentait toujours Rosalie. Cette idée me préoccupait.

             Jacob continuait à argumenter avec force sur l’éventualité d’une vie normale pour Bella et accessoirement d’une descendance hybride, qui ne semblait pas lui poser problème.

- Tu l’aimes assez pour voir les avantages de cette idée, avança-t-il. Elle t’estime incapable d’égoïsme… Prouve-le. Pourrais-tu envisager que je sois mieux que toi pour elle ?

            Cette prise à parti au milieu de maladresse calculées m’incita à la prudence. Jacob maitrisait bien le discours derrière ses manières de brute. Je décidai de lui donner la réponse qu’il avait envie d’entendre, en restant néanmoins ferme sur mes positions. Il avait voulu me culpabiliser, j’allais l’amadouer.

- J’y ai déjà réfléchi, répondis-je. Sur certains points, tu lui corresponds mieux que n’importe quel autre homme. Bella exige qu’on veille sur elle, et tu es assez fort pour la protéger d’elle-même et de tout ce qui conspire contre elle. Tu l’as montré par le passé, et je t’en serai redevable aussi longtemps que j’existerai, quoi qu’il arrive.

            (Edward, tu en fais trop !)

- J’ai même demandé à Alice si elle voyait cela, si Bella serait plus heureuse avec toi. Naturellement, elle n’a pas pu, dans la mesure où elle ne te voit pas, et où Bella est catégorique sur ses désirs, pour l’instant au moins. Je ne suis cependant pas assez bête pour répéter la même erreur qu’avant. Je ne l’obligerai pas à choisir la première option, Jacob. Tant qu’elle voudra de moi, je serai là.

            Cette chute me satisfaisait pleinement. Je ne me débrouillais pas trop mal dans la manipulation rhétorique : donnant l’impression de céder du terrain sur un flanc, j’en reprenais le double ailleurs.

- Et si elle décidait que c’est moi qu’elle préfère ? demanda Jacob à brûle-pourpoint. Je t’accorde qu’il y a peu de chance, mais bon.

- Alors, je la laisserais partir.

            Cette réponse ne me coutait rien : elle m’avait déjà choisi.

- Comme ça ? dit-il, incrédule, et il avait raison de l’être.

            Je tentai donc en quelques mots d’être le plus persuasif possible :

- Je ne lui montrerais jamais à quel point cela me serait difficile. Attention, toutefois, je monterais la garde. Parce que tu pourrais la quitter un jour. Comme pour Sam et Emily, tu n’aurais pas le choix. J’attendrais dans la coulisse, en espérant que cela se produise.

            Je ne sais pas pourquoi je sentais ce besoin impérieux de lui jouer la comédie mélodramatique jusqu’au tomber de rideau. Je trouvais une forme d’excitation un peu malsaine à savoir qu’il la convoitait mais qu’elle était à moi pour toujours. L’éventail des sensations liées à mes sentiments pour Bella était décidément infini, renouvelable et parfois dangereux. Je souhaitais ardemment que Jacob s’imprègne rapidement d’une jolie petite quileute aux cheveux noirs, qu’il pourrait honorer selon ses désirs, quitte à la blesser par mégarde. Il était aussi imprévisible que moi physiquement, quoi qu’il puisse croire.

- Tu as été plus franc que je ne le méritais. Merci, Edward.

            Sa phrase tomba comme un couperet. Une boule se forma dans ma gorge et la culpabilité m’assaillit. Jacob ne méritait pas le raz-de-marée qui allait l’engloutir quand il saurait. Pour la première fois, je me mis à sa place et une compassion sincère m’envahit. Qu’aurait pensé Bella si elle nous avait entendus ? Aurait-elle vu clair dans mon jeu ? La honte me dicta une réponse loyale :

- De rien. Je te répète que je te suis reconnaissant de ta présence ici cette nuit. Si nous n’étions pas des ennemis naturels, et si tu ne t’efforçais pas de me ravir Bella, je crois que je pourrais t’apprécier.

- Et toi, renchérit-il, si tu n’étais pas un vampire répugnant qui s’apprête à boire la vie de la fille que j’aime… non, même comme ça, je n’y arriverais pas.

            Je ris doucement tout en relevant un étonnant paradoxe : Jacob trouvait ma race répugnante alors que nous étions au contraire des êtres civilisés à outrance, libérés des basses contraintes de l’humanité. En revanche, les loups-garous représentaient pour moi le retour à la terre et aux instincts primaires. La culture contre la nature… Ces deux visions du monde étaient vraiment inconciliables, surtout quand l’un des représentants de la race « fréquentable » collait d’un peu trop près la future épouse d’un vampire répugnant…

            Une interrogation me revint subitement à l’esprit et me permit de perpétuer la conversation qui maintenait au calme les pensées de Jacob. Heureusement pour moi et pour Bella, il ne pensait pas à plusieurs sujets à la fois et son corps restait sage quand son cerveau était occupé.

- Puis-je te poser une question ? Lançai-je.

- Parce que tu dois me demander ?

- Je ne lis que ce que tu penses, or tu ne penses pas à ce qui m’intrigue en ce moment. Bella n’a pas voulu évoquer quelque chose, l’autre jour. Une histoire concernant une certaine troisième épouse.

- Ah bon ?

            Jacob reprit mentalement l’ensemble du récit quileute qu’il avait vraisemblablement fait à Bella et déroula devant mes yeux le sacrifice légendaire d’une mère aimante, décidée à sauver sa famille de l’attaque d’un vampire. Immédiatement dans mon esprit, la troisième épouse prit le visage de Bella se poignardant pour détourner l’attention de Victoria et nous laisser le temps de l’éviscérer. Cette vision fut si nette qu’une douleur aiguë me vrilla le ventre et m’arracha un sifflement menaçant.

- Quoi ? S’étonna l’Indien.

            Comment pouvait-on réfléchir aussi lentement ? L’intellect de Jacob suivait un cheminement régulier et rigoureux mais incapable d’éclairs de lucidité alors que mes pensées prenaient la forme de décharges électriques violentes et lumineuses.

- C’est évident, grognai-je. Tellement évident ! J’aurais préféré que tes aînés gardent cette légende pour eux.

            Et que tu l’aies gardé pour toi, Jacob Black !

- Tu n’apprécies pas qu’on dépeigne les sangsues comme des vilains ? demanda-t-il en se fourvoyant sur les causes de ma colère. C’est pourtant vrai, et tu le sais. Autrefois comme maintenant.

- Je m’en fiche complètement ! Tu ne devines donc pas à quel personnage Bella s’est identifiée ?

            J’aurais voulu qu’on m’amène sur le champ un stimulateur à électrochocs pour activer cette cervelle au ralenti ! La température de son corps devait lui chauffer un peu les neurones. Ou bien le contact du corps de Bella avait-il déplacé le siège de sa matière grise ? Il lui fallut encore plusieurs secondes pour entrevoir la vérité.

- Oh ! Flûte ! La troisième épouse. Je vois.

            Oh ! Flûte ?? Mais se rendait-il compte de ce que cela signifiait ? Flûte ? Un juron aussi ridicule sortant de la bouche d’un colosse pareil pour une catastrophe aussi imminente! J’aurais décidément tout entendu ce soir !

- Elle tient à être présente demain, articulai-je à outrance pour être sûr d’être compris, afin de faire ce qu’elle peut pour aider, comme elle dit. Au passage, c’est la deuxième raison qui me pousse à rester ici. Bella est très inventive quand elle le veut.

- Ton soldat de frère lui a soufflé cette idée tout autant que notre histoire.

            Et voilà qu’il m’étonnait à nouveau par sa répartie… Il avait pris la mesure de la situation à son rythme et son agressivité développait enfin ses idées. Quel drôle de fonctionnement !

- J’ai conscience que personne ne songeait à mal, dis-je pour l’apaiser, reconnaissant ainsi que Jasper n’était pas tout blanc dans cette histoire.

- Quand cette trêve prendra-t-elle fin ? Au lever du jour, ou attendrons-nous la fin de la bagarre ?

            Je caressai l’idée de me débarrasser de lui tout de suite avec un bon coup de pied aux fesses et je perçus chez lui un désir tout aussi élégant me concernant. Puis nous pensâmes de concert à Bella endormie au chaud avant cette éprouvante journée. Je pourrais attendre encore une heure ou deux, peut-être trois…Comme un écho, sa tête me renvoya une remarque identique non dénuée d’humour. Nous attendrions en tout cas assez longtemps pour mener à bien notre mission commune. Nous répondîmes en même temps la même chose :

- Au lever du jour.

            Un rire salvateur partagé vint sceller notre union éphémère. Cette gaieté rédemptrice me rendit magnanime :

- Dors bien, Jacob. Profite de cette nuit.

            Toujours assis en tailleur à l’entrée de la tente, je me préparais à quelques heures de silence et de solitude. Au contact de Bella, j’avais réussi à atteindre un état de détente apoplectique qui rendait les nuits moins longues et angoissantes. Ce ne serait jamais réparateur comme un sommeil humain mais je ne cherchais plus à occuper désespérément et à tout prix ces moments d’obscurité. J’avais une vie bien plus belle le jour désormais.

            Mes membres se détendirent. Je m’aperçus que mes poings serrés depuis le début de ma conversation avec Jacob étaient presqu’engourdis. Je fermai les yeux et me concentrai sur la respiration apaisée de Bella. Cela régula immédiatement mes humeurs jalouses et je m’abandonnai à quelques rêves éveillés.

            Bella s’approchait de moi et caressait ma joue avant de poser son poignet ouvert sur mes lèvres. Je respirais son parfum suave et enivrant, responsable de mes plus grands vertiges. Ma langue effleurait les reliefs de ses veines délicates, réveillant mon corps de la torpeur.

            Soudain, Bella se retrouva à moitié nue et entreprit de défaire ma ceinture en répétant qu’elle me voulait tout de suite. Ses yeux brillaient d’un désir sauvage que je ne lui connaissais pas. Ma main courut sur sa poitrine dévoilée … Stop ! Ce n’était pas ma main ! Et ce n’était pas mon rêve ! Nom de Dieu ! Jacob ! J’avais été assez bête pour lui conseiller de profiter de la nuit !

- Je n’entendais pas cela de façon littérale, grognai-je.

- Désolé, chuchota-t-il sans aucune gêne. Tu n’as qu’à nous laisser, qu’on ait un peu d’intimité.

            Le bouffer ! Le bouffer par petits morceaux ! Il allait réussir à faire fondre mon apparente froideur et le flegme dont j’avais fait preuve jusque là. Ses pensées lubriques polluaient mon esprit et imposaient à mes sens bridés des images que je m’étais interdites. Il fallait que je referme instamment cette dangereuse boîte de Pandore.

- Faut-il que je t’aide à t’endormir, demandai-je sournoisement en préparant déjà toutes les manières d’y parvenir.

- Tu peux toujours essayer, ce serait marrant.

- Ne me tente pas, loup. Ma patience a quelques limites quand même.

- Si ça ne t’ennuie pas, je préférerais ne pas bouger.

            A court d’arguments, je restai un moment hébété. Je venais de me faire moucher par un jeune loup aux dents longues, pas si inoffensif que je me plaisais à le croire. De dépit, je me mis à fredonner nerveusement la berceuse de Bella pour ne plus entendre les fantasmes de Jacob. L’air ne se prêtait absolument pas à cette scansion musclée et accélérée mais ma bouche venimeuse avait besoin d’un exutoire efficace. Heureusement que Bella n’entendait pas cette nouvelle version…


à Suivre... 

Par mélisandre - Publié dans : chapitre 22 et 23 d'Hésitation
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Commentaires

je viens de tomber sur ton site par hasard et franchement j'adore c'est tres bon et çà fait du bien d lire à travers edward et d'avoir ses sentiments,çà permet de patienter en attendant le film 4, j'espère quqe tu vas continuer
Commentaire n°1 posté par lolotte le 01/10/2011 à 19h18
Bonjour mélisandre , tout d'abord permets moi de te tutoyer , je voulais te féliciter,pour ta façon d'ecrire , et je t'avoue que c'est la meilleur version que j'ai lu ,et dieu seul sait, combien j'en ai lu sur le net , je trouve que tu a très bien intégré le style S.M, et mon passage préféré est quand Edward apprend la grossesse de Bella ,j'ai adorer ,un vrai kiff ; ), alors stp continue ne t'arrête surtout pas , sinon je me tire une balle dans la tête ,désolée chantage oblige ; )

merci encore et bonne continuation ; )
Commentaire n°2 posté par sabelf le 18/05/2011 à 02h32
G.E.N.I.A.L!
Je trouve ta façon d'écrire géniale, point de vue tout a fait conforme avec ce que j'aurai pensé venant d'Edward!!
Surtout, ne t'arrête pas en si bon chemin!!
Je suis assez d'accord avec le fait de dire que si l'envie te prenait de réécrire la totalité de la saga, je serais une de tes fidèle lectrice!!!
Merci!
Commentaire n°3 posté par romy le 06/10/2010 à 16h50
Tout simplement génial! Je ne pensais pas ressentir encore ces fourmillements dans le creu du ventre depuis que j'ai fini la saga!! merci bcp!!!!
Commentaire n°4 posté par sabine le 26/03/2010 à 11h32
merci encore une fois,j'adore vraiment...j'imagine très bien Edward comme tu nous le décris,pas si angélique que ca au final...j'adore,j'adore,j'adore^^
continue je t'en supplie :)
Commentaire n°5 posté par finette le 19/02/2010 à 18h14
Pas angélique du tout, même! Je regrette d'ailleurs que les films (surtout le 2ème) gomment cet aspect de sa personnalité que je crois ne pas avoir inventer: il existe dans les livres. C'est un bad guy repenti...
Réponse de mélisandre le 24/02/2010 à 21h42
chère melissandre je serai plus que comblée si tu nous rédigeai un texte(comme toi seule sait le faiore) sur la première nuit d'édward et bella en tant qu'immortels...
merci d'avance pour ta réponse
luna
Commentaire n°6 posté par luna le 30/01/2010 à 15h17
cette première nuit arrive, je suis en train de l'écrire... Je ne suis pas une grande fan de lemon qui en plus, pour moi, ne s'accorde pas trop avec la saga, basé sur le désir inassouvi mais cela bouclera la boucle!
j'espère que ça te plaira!
Réponse de mélisandre le 18/02/2010 à 16h12
vraiment je te lai déjà dit,mais un très très grand Bravo...tu manies l'émotion et l'humouur a merveille.SI tu pouvais retranscrire les 4tomes de S.M du point de vue d'edward je serais ta plus grande fan :)
Commentaire n°7 posté par finette le 12/06/2009 à 17h08
J'adore ton style également ... merci
Commentaire n°8 posté par jessica le 07/06/2009 à 21h20

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